La version africaine de Fort Boyard débarque à la rentrée !

En septembre, Canal+ diffusera la version africaine du programme à succès de France 2, Fort Boyard. Dix émissions de Fort Boyard Afrique, présentées par Haussman Vwanderday ont déjà été tournées. Elles réunissent des candidats de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal, etc.
On y retrouve, au niveau du casting ivoirien Gohou Michel, Aurélie Eliam, Ray Reboul, Yvidero, la reine de beauté 2016 Esther Memel, les stars de la musique Asalfo, Manadja, Safarel Obiang.
Singuila du Congo, Shan’l du Gabon, Adama Paris du Sénégal, Nathalie Koah, Locko, Manibella du Cameroun, Daouda Sané du Burkina Faso.

Quelques petites modifications ont été apportées pour la version africaine. Par exemple il n’y a pas de père Fouras mais plutôt un Maître Yaya, interprété par l’humoriste camerounais Valery NDongo ou encore l’épreuve du ski qui a été supprimée.

La youtubeuse Jannine Battis réalise un documentaire sur les britanniques en Afrique

La youtubeuse Jannine Battis, totalisant plus de 9000 abonnés a réalisé un documentaire sur le thème « Pourquoi tant de millénaires britanniques commencent-ils une nouvelle vie en Afrique ? »
Le but est de mettre en lumière les aspects positifs de l’Afrique.
Elle a déclaré: « Vous savez à quel point j’aime mon pays (et mon continent) et cela m’attriste tellement que les médias occidentaux continuent de faire la promotion d’histoires négatives sur cette belle partie du monde. Je voulais répondre à la question suivante: si l’Afrique (avec une attention particulière pour la Sierra Leone) est si mauvaise, pourquoi tant de gens choisissent-ils de s’y installer ? »

Canal+ offre une bourse pour la réalisation d’un reportage pour l’émission Enquête d’Afrique

Dans le cadre de la troisième édition d’Afrique au féminin, le groupe Canal+, en partenariat avec CFI et Galaxie Africa, offre une bourse pour la réalisation d’un reportage sur le thème « Femmes d’exceptions » pour l’émission enquête d’Afrique.

Cette initiative s’inscrit dans le même cadre que le projet canal+university qui vise à offrir à des journalistes reporter d’images, des séminaires de formation en écriture de scénarios, tournage, montage vidéo etc. L’objectif est de professionnaliser le secteur de l’audiovisuel en Afrique sub-saharienne, faire naître de nouveaux talents qui pourront s’exporter.

Infos pour postuler:

« Oga! Pastor », la nouvelle web-série de Ndani TV

OGA! Pastor est une toute nouvelle série web mettant en vedette des acteurs en plein essor tels que Ini Dima – Okojie , Uzor Arukwe , Pearl Okorie , Jimmy Odukoy et d’autres.
La série se déroule à Lagos et retrace la vie de Deoye Gesinde , jeune ecclésiastique et fondateur d’une église en pleine croissance, la GGBC . Deoye a du mal à trouver un équilibre entre les besoins de sa famille, les besoins de l’Église et ses besoins personnels.
Écrit par Lani Aisida et tourné au cœur de Lagos, Oga! Pastor est une production originale de Ndani TV. Le premier épisode est disponible depuis le 14 juin sur le site de Ndani TV.

https://youtu.be/HTYwahF-hX0

« THE MOST TOASTED GIRL », première série nigériane mise en place grâce au crowdfunding

La première série nigériane lancée grâce au crowdfunding (financement participatif). Ceci est une initiative de Nengi Adoki, actrice et cinéaste.
The Most Toasted Girl explore de façon drôle et originale les expériences de jeunes femmes dans le monde fou des rencontres amoureuses à Lagos. Chaque épisode, diffusé sur YouTube, ne dure pas plus de cinq minutes.

Extrait de la description faite par Nengi Adoki sur le site de crowdfunding : »Nous avons besoin de 8000 dollars pour 13 webisodes. Cela ira à l’équipement (lumières, caméra, son), l’emplacement, la distribution, l’équipe (directeur, directeur de la photographie, son, coiffure, maquillage, etc.), le bien-être, le marketing, la distribution et tous les autres coûts associés.

Nous offrons la possibilité de collaborer avec des créatifs nigérians pour raconter nos propres histoires! Tout le monde a un avantage! Vous aurez accès aux 13 épisodes gratuitement sur Youtube. »

Objectif atteint. Bravo à Nengi !
Elle a discuté de la série avec Konbini Nigéria. Pour lire l’interview, cliquez ICI

Sanaa Faces, le média sénégalais faisant la promotion de la scène créative africaine

Sanaa Faces est un média sénégalais qui vise la présentation de la scène créative africaine à travers une série de documentaires présentant des arts, des dessins, de la musique, des arts culinaires et des esprits créatifs. Une première saison est déjà sortie et une deuxième est en cours de diffusion. Découvrez ici le sixième épisode de la saison. Vous pouvez aussi vous abonner à la chaîne YouTube pour plus de vidéos.

Netflix et sa première série africaine !

Dernièrement, Netflix a augmenté la présence de ses contenus africains sur sa plateforme (si vous me posez la question, je trouve que le contenu reste quantitativement en-dessous de ce que ça devrait être mais c’est déjà un début). Après avoir acheté les droits du film « Lionheart » , produit et joué par la star du cinéma nigérian Genevieve Nnaji, Netflix vient officiellement de passer commande pour sa 1ère série africaine !
Le géant du streaming a engagé le réalisateur sud-africain Kagiso Lediga et l’actrice Pearl Thusi(que j’ai eu la chance d’avoir en couverture de mon magazine Fashizblack) pour « Queen Sono » ! Cette fiction est centrée autour de Sono, une superhéroïne des temps modernes qui use de son statut d’agent secret pour améliorer la vie de ses concitoyens. Erik Barmack, Directeur des contenus internationaux de Netflix, n’a d’ailleurs pas hésité à comparer le personnage de cette série à Claire Underwood ou Jessica Jones, rien que ça.
Je suis bien sûr heureuse de savoir que Netlix ait passé cette 1ère commande, qui en annonce d’autres et dont les répercussions pour le reste du continent seront (je l’espère) positives en termes de création… même si je ne me fais pas d’illusion. L’Afrique anglophone sera (pour des raisons évidentes) leur principale priorité et ce, pour un petit moment.
Dans tous les cas, « Queen Sono » sera disponible sur Netflix dès début 2019 et ce, dans 190 pays. On en reparle l’an prochain, donc.

Rencontre avec le fils d’Idi Amin Dada

Un peu d’histoire.
On entend beaucoup parler de l’Ouganda ces derniers mois via les célébrités étrangères qui s’y rendent ou les lois liberticides que votent ses députés mais l’Ouganda reste encore (tristement) célèbre à cause d’ Idi Amin Dada. Celui qui a inspiré le film hollywoodien « Le Dernier Roi d’Écosse » (grâce à qui Forest Whitaker a gagné l’Oscar du Meilleur Rôle Masculin) est encore très présent dans la mémoire des ougandais mais le temps aidant, ses crimes semblent s’estomper dans l’esprit de la jeunesse sur place, qui préfère parler de l’époque d’Idi Amin comme d’une période glorieuse.

France 24 a récemment consacré un reportage à ce sujet, en allant notamment à la rencontre d’un des fils de l’ancien président.

Pour regarder, cliquez ICI.

Trevor Noah accusé de racisme

Toute la semaine dernière – et avant qu’un certain Alexandre Benalla ne vienne tout chambouler – l’espace médiatique français a été animé par une polémique: est-ce que les joueurs de l’Équipe de France de football sont français ou africains ? M’étant largement exprimée sur le sujet, je ne vais pas le refaire ici, surtout que l’idée de faire cohabiter deux identités me semble tellement banale que la polémique en elle-même ne fait aucun sens à mes yeux. Et à ce sujet, le comédien sud-africain Trevor Noah semble également du même avis… mais le segment qu’il a consacré à cette histoire dans son émission « The Daily Show » a créé un scandale dans le scandale, certains l’accusant de faire le jeu des racistes en qualifiant les Bleus « d’équipe africaine« .

Pour celles et ceux qui connaissent Trevor Noah depuis un petit moment, l’accuser de racisme – comme l’a fait l’ambassadeur de France aux US – est tout au plus hilarant, sinon complètement à côté de la plaque. Né dans une Afrique du Sud sous apartheid, Trevor a basé quasiment toute sa carrière de comédien sur le dialogue entre les races, tribus et cultures.

Bien sûr, son sens de l’humour peut probablement agacer certains (perso, je suis fan !), mais étant lui-même métisse, il est très bien placé pour parler de double identité… là où l’assimilation ou l’intégration à la française requiert souvent de devoir choisir entre la France et son pays d’origine. J’en profite donc pour partager ce mini-documentaire qui a été fait sur lui, agrémenté de ses propres commentaires sur son histoire. En dehors de son talent, il faut tout de même saluer le fait qu’il soit parti d’un job de comédien en Afrique du Sud pour remplacer Jon Stewart, une icône de la télévision américaine. Et non seulement il a réussi à convaincre même les plus sceptiques, mais il en a profité pour intégrer plusieurs sud-africains dans la production du Daily Show (ce qui, je trouve, est une belle démonstration de solidarité). Espérons donc que toute cette polémique française permettra de le faire connaître un peu mieux car son parcours est inspirant.

Pour regarder l’émission consacrée à la carrière de Trevor Noah, cliquez ici.

Le casting de la série congolaise « River Hotel » réunit de nombreuses stars

Avez-vous entendu parler de « River Hotel » ? Il s’agit de LA grande série panafricaine, tournée en plein coeur de Kinshasa. Cette fiction – réalisée par Didier Ndenga – tourne autour d’un homme puissant et machiavélique (incarné par Eriq Ebouaney), qui ne recule devant rien pour protéger son empire menacé notamment par un policier téméraire. La grande nouveauté avec cette série, c’est bien sûr son casting international et rempli de stars: Majid Michel (pointure du cinéma au Ghana et au Nigeria) donne la réplique notamment à Fally Ipupa, ou encore la Princesse Esther Kamatari (qu’on entend peu), la chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda ou encore l’actrice française Nadège Beausson-Diagne. Surprise du peu d’engouement qu’il y a, notamment sur la toile, à-propos de « River Hotel », j’ai décidé de prendre une soirée entière pour regarder la 1ère saison.
Sept épisodes plus tard, j’ai arrêté car mon enthousiasme n’a cessé de se réduire face aux nombreux défauts techniques. Entre la prise de son assez aléatoire, le doublage un peu étrange, les innombrables incohérences du script, l’habillage musical, le montage assez bâclé des épisodes et certaines scènes qui trainent en longueur sans ne rien apporter à l’intrigue, je dois dire que j’ai été assez déçue.

Bien sûr, en tant que consommatrice effrénée de contenus africains, je devrais être déjà habituée à ce genre de couacs mais nous sommes à un tournant aujourd’hui: quoi qu’on en dise, et même s’il y a encore du chemin pour rivaliser avec les productions occidentales, le niveau de qualité des feuilletons ou films africains s’améliore d’année en année. De ce fait, je suis de moins en moins tolérante avec des erreurs techniques qui ont moins à voir avec des problèmes de budget et plus avec la direction artistique et créative des réalisateurs. Il y a des choses qu’on ne doit plus accepter..comme par exemple, choisir de faire jouer les rôles d’un père et son fils par des acteurs qui ont le même âge… ou encore, faire jouer un rôle d’enfant de la rue congolais à un acteur avec un fort accent de banlieusard français. « River Hotel » était certes une belle ambition au départ, mais le manque de contextualisation et d’attention aux détails ont vraiment tout gâché à l’arrivée. Par ailleurs, pour une série avec un tel casting, en dehors de quelques articles de presse, je n’ai pas vu de promo intensive (je suis tombée dessus par pur hasard en faisant des recherches). Je suis consciente qu’une avant-première a eu lieu au Congo, et probablement que la communication ait été fortement axée sur ce territoire en particulier mais le public pour la série est clairement panafricain. Or, ni Charlotte Dipanda, ni Fally Ipupa – pourtant parmi les célébrités les plus suivies d’Afrique francophone – n’ont (suffisamment) relayé les informations autour de la série ou particulièrement poussé leurs fans à la regarder. Et je suis tentée de dire que ce n’est pas de leur faute, mais plutôt celle de la production, qui aurait dû profiter de l’aura de ces artistes pour booster la série sur plusieurs pays.

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez quand même y jeter un coup d’oeil, « River Hotel » est disponible gratuitement sur le site de TV5 Monde en cliquant ici.

En road trip avec Lee Kasumba

La banque Standard Bank s’est associée à la radio sud-africaine 702 pour créer du contenu de marque panafricain sous forme d’émission. Intitulé « Africa Connected« , il s’agit d’un road trip mené par la journaliste Lee Kasumba à-travers l’Afrique, sous l’angle business. Contexte économique, facilité à investir, coût de la vie, bonnes adresses… Sous forme de contenu audio, écrit et vidéo, la reporter consigne ses rencontres et ses impressions sur les différents pays visités. Ce mois-ci, elle fait un arrêt à Beira, une ville de Mozambique que je rêve de visiter depuis des années ailleurs. Que vous soyez entrepreneur ou simple curieux, je vous recommande de jeter un coup d’oeil à ces différents reportages et interviews, qui pourront peut-être vous enseigner une chose ou deux.
Les différents liens sont:

« Les Perles de Beverly Hills » ou le « Hollywood Girls » panafricain

Celles et ceux qui sont abonné(e)s à cette newsletter depuis un moment, m’ont déjà lue plusieurs fois à ce sujet: l’audiovisuel africain rentre dans l’ère de la télé-réalité (alors que le reste du monde commence un peu à s’en éloigner ou à en modifier les formats). Si ces dernières semaines, je vous ai beaucoup parlé de ce qui se passe au Nigeria, pour une fois, on va pouvoir parler de l’Afrique francophone et pour cause: Jennifer Ondo du Gabon, Nathalie Koah du Cameroun, ainsi que Vera Sidika du Kenya (qui participe déjà à la télé-réalité « Nairobi Diaries ») et MT Yebit(camerounaise résidant aux US) sont les stars d’un programme intitulé « Les Perles de Beverly Hills« . On dira – pour faire court – qu’il s’agit d’une version panafricaine de l’émission « Hollywood Girls », qui a notamment fait exploser la carrière d’une certaine Nabila en France.

En somme donc, le public devra suivre le quotidien (scripté bien sûr) de 4 influenceuses africaines à Los Angeles. Pas vraiment d’information sur les producteurs, ni sur la date de première diffusion, ni sur le canal de diffusion, mais il y a fort à parier que l’essentiel de l’émission sera disponible en ligne (sauf si une chaîne de télévision africaine décide à la dernière minute d’acheter le programme).

Mon autre interrogation est sur le business model autour de ces programmes en Afrique. Comme vous le savez, les émissions de télé-réalité sont (pour le casting), du temps d’exposition médiatique qui sert à marteler le message de marque des « stars » qui y participent… Pour les plus futées, cette visibilité est convertie en espèces sonnantes et trébuchantes dès lors que l’on vend à peu près n’importe quoi (cosmétiques, vêtements, faux cils etc). Les Kardashian sont d’ailleurs le meilleur exemple à ce niveau. Ceci dit, beaucoup de nos « Kim Kardashian africaines » semblent oublier que derrière le branding de Kim K ou Kylie Jenner, il y a une équipe d’experts en marketing et en RP. Ceux-ci sont là pour donner de l’orientation et un cadre, nécessaires lorsque l’on souhaite capitaliser sur son image. Autant dire qu’en Afrique, à quelques exceptions près, on n’en est pas encore là.
Dans tous les cas, je garde donc un oeil sur « Les Perles de Beverly Hills » (même si à nouveau, je sais déjà très bien ce que je vais y trouver).
Pour découvrir le trailer de l’émission, cliquez ici.